
Principes généraux du traitement de la PR : la stratégie thérapeutique repose sur l'association de plusieurs éléments qui sont adaptés de façon individuelle chaque fois : l'information du malade, l'approche médico-psychologique, les traitements par des médicaments généraux ou locaux, la rééducation fonctionnelle et parfois la chirurgie. L'information est essentielle : elle aide les patients a se battre contre la PR afin qu'ils vivent aussi normalement que possible. Il faut absolument éviter les interdits et conseiller au patient de poursuivre si possible son activité professionnelle.
Information
Prise en charge médico-psychologique
Traitement médicamenteux
Par voie générale, on retrouve
3 grands
groupes de produits : les antalgiques, les anti-inflammatoires,
les traitements de fond.1 - LES ANTALGIQUES : qui calment la douleur (paracétamol par exemple), et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ce qui signifie non dérivé de la cortisone) qui agissent sur la douleur et sur l'inflammation. Il est possible d'associer un médicament antalgique à un anti-inflammatoire non stéroïdien, mais il ne faut jamais associer deux anti-inflammatoires anti-stéroïdiens, car cela augmente les risques d'effets indésirables sans avoir de synergie. Un traitement anti-inflammatoire doit être surveillé ; votre médecin vous indiquera les effets indésirables possibles. Ces produits peuvent entraîner des lésions digestives (ulcères à l'estomac) et perturber le fonctionnement rénal de certains malades. Il faut être particulièrement prudent après la soixantaine car les effets indésirables de ces anti-inflammatoires peuvent être sérieux.
2 - Les anti-inflammatoires stéroïdiens correspondent à la cortisone. C'est un anti-inflammatoire puissant dont les indications sont limitées. Votre médecin a l'habitude de manipuler ce groupe de produits. La cortisone est généralement employée par voie orale à faible dose (inférieure à 15mg de Cortancyl® ou de Solupred®) par jour en une seule prise matinale. Il faut éviter les "à-coups" et réduire très lentement les doses (1mg par mois par exemple) pour éviter les rebonds de l'inflammation. Parfois de fortes doses sont administrées en perfusions ("bolus") pendant deux ou trois jours. Il faut éviter la cortisone par voie intra-musculaire. La cortisone peut entraîner divers effets indésirables dont votre médecin vous avertira. Un traitement prolongé par la cortisone nécessite une surveillance osseuse et un apport de calcium et de vitamine D.
3 - LES TRAITEMENTS DE FOND : ces traitements sont susceptibles de freiner ou d'arrêter l'évolution de la maladie. Ils sont donc d'une importance majeure. Ils sont d'autant plus efficaces qu'ils sont administrés précocement. On les utilise associés aux antalgiques et aux anti-inflammatoires.
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sels d’or (Allchrysine®)IM |
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leflunomide (Arava®) |
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Salazopyrine |
Agents anti-TNFa : - infliximab - Remicade® (perfusion) - etanercept - Enbrel® (sous-cutané) - adalimumab - Humira® (sous-cutané) |
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Thiolés : - Trolovol® - Acadione®
ciclosporine A (Néoral®) |
Agent anti-IL1 : - anakira - Kineret® (sous-cutané)
Autres : - rituximab - Mabthera® (perfusion) - abatacept - Orencia® (perfusion) |
Les traitements de fond de la Polyarthrite Rhumatoïde ; les traitements indiqués à gauche sont actuellement peu utilisés.
Votre rhumatologue connait les indications et contre indications de ces traitements. Il pourra vous prescrire le traitement qui lui semble le plus approprié à votre maladie. Le traitement de fond n'agit pas avant quelques semaines. Il peut entraîner des effets indésirables. Un bilan clinique et biologique particulier est parfois nécessaire avant la mise en route d'un traitement de fond. Une surveillance clinique et biologique est nécessaire. Vous devez donc consulter régulièrement votre médecin généraliste et votre rhumatologue.
Le méthotrexate® existe sous forme injectable (Metoject®, Methotrexate®, Ledertrexate®) ou par voie orale (Methotrexate®, Novatrex®). Utilisé depuis plus de 20 ans, c'est le traitement pilote de la polyarthrite rhumatoïde.
Le leflunomide (Arava®) se présente sous forme de comprimés dosé à 10 ou 20 mg que le patient prend chaque jour.
Ces deux produits appartiennent au groupe des antimétabolites.
Les biothérapies : Les biothérapies constituent une nouvelle famille de médicaments issus du monde biologique grâce aux biotechnologies, contrairement aux médicaments classiques qui sont issus de la chimie de synthèse. Les premières publications scientifiques sur ce sujet datent de 1998. Il s'agit de drogues ciblées qui agissent spécifiquement sur une substance responsable de l'inflammation et des lésions articulaires. Ainsi, ont été créés des biothérapies dirigées contre le TNFa, l'Interleukine1, l'Interleukine 6 et aussi des biothérapies qui agissent sur certains acteurs de la réponse immunitaire comme le lymphocyte B ou le lymphocyte T. Les biothérapies actuellement commercialisées pour le traitement de la PR sont les suivantes :
- Agents anti TNFa ce sont les premiers apparus. Ils comprennent :
- anticorps monoclonal anti TNFa :
- infliximab : Remicade® (perfusion intraveineuse) - (autorisation de mise sur le marché (AMM) dans la PR en Juin 2000).
- adalimumab : Humira® (injection sous-cutanée) - AMM dans la PR en Septembre 2003, dans les Arthrites Juvéniles Idiopathiques (à partir de 13 ans) en Septembre 2008).
- récepteurs solubles du TNFa :
- etanercept : Enbrel® (injection sous-cutanée) - AMM dans la PR en Février 2000.
- Agent anti interleukine 1 :
- anakinra : Kineret® (injection sous-cutanée) - AMM dans la PR en Mars 2002.
- Biothérapie agissant sur le lymphocyte B :
- rituximab : Mabthera® (perfusion intraveineuse) - AMM dans la PR en Juillet 2006.
- Biothérapie agissant sur le lymphocyte T :
- abatacept : Orencia® (perfusion intraveineuse) -
D'autres biothérapies sont à l'étude notamment le tocilizumab dirigé contre l'interleukine 6.
Les biothérapies ont des indications et des contre-indications précises que connaît votre rhumatologue. La prescription initiale est faite par un médecin hospitalier. Ces médicaments sont réservés aux malades qui n'ont pas répondu de manière satisfaisante à un traitement de fond bien conduit par le méthotrexate pendant 3 mois ou qui ont des PR particulièrement agressives. Les biothérapies sont, le plus souvent, associées aux méthotrexate. Les biothérapies sont capables d'arrêter l'évolution de la maladie dans un grand nombre de cas.
Chez l'enfant, seul l'Enbrel® (à partir de 4 ans) et l'Humira® (à partir de 13 ans) sont commercialisés.
La mise en route d'un tel traitement nécessite un bilan préalable avec notamment la recherche de foyers infectieux méconnus. Le suivi du patient traité par le médecin généraliste et le rhumatologue doit être régulier et rigoureux à cause du risque infectieux (infections banales ou parfois tuberculeuse) induit par ces drogues. Cependant, en général, ces traitements sont très efficaces et bien tolérés.
Les traitements locaux : les injections
intra-articulaires.
Des injections intra-articulaires ou infiltrations intra-articulaires d'un dérivé corticoïde (cortisone) sont parfois proposées. Elles entraînent un soulagement rapide. Elles ne doivent pas être renouvelées trop souvent à cause de la diffusion dans l'organisme du produit injecté dans l'articulation.
Synoviorthèses : utilisées depuis 1968 en France, il s'agit de l'injection intra-articulaire d'un isotope (produit radioactif) à durée de vie courte (quelques jours). Le produit radioactif injecté détruit l'inflammation synoviale. Ce traitement utilisé depuis 40 ans chez l'adulte donne souvent d'excellents résultats.
En cas de persistance d'une inflammation sévère et localisée à une articulation, une synovectomie sous contrôle arthroscopique peut être envisagée.
Arava® (leflunomide) : Document à télécharger
Cimzia® : Document à télécharger
Enbrel® (etanercept) : Document à télécharger
Humira® (adalimumab) : Document à télécharger
Kineret® (anakinra) : Document à télécharger
Mabthera® (rituximab) : Document à télécharger
Methotrexate® (Metoject®, Novatrex®, Ledertrexate® (Methotrexate) : Document à télécharger
Orencia® (abatacept) : Document à télécharger
Remicade® (infliximab) : Document à télécharger
dernière mise à jour le 08.07.2011
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La prise en charge de la PR par les organismes d’assurance maladie
Mesures en faveur des personnes handicapéesLiens d'intérêt" : l'auteur n'a pas transmis de liens d�intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée"
Mieux connaître sa maladie et mieux se connaître sont deux aspects indissociables pour gérer l’évolution de la maladie et les traitements qui vous sont proposés.
Le traitement précoce de la PR a pour but de conserver la fonction articulaire, d’éviter les déformations et de maintenir l’autonomie fonctionnelle et l’insertion socioprofessionnelle du patient.