Informations destinées aux patients
traités par L’HUMIRAâ
Vous allez bénéficier d’un
traitement par HUMIRAâ.
L’HUMIRAâ est un agent biologique qui
bloque une molécule responsable de l’inflammation articulaire, le TNFa.
Il s’agit d’un traitement qui s’administre
à raison d’une injection sous-cutanée de 40mg tous les 15 jours, parfois une
fois par semaine. Ce médicament doit être conservé entre 2 et 8° au
réfrigérateur. Il ne doit pas être congelé. Il est efficace pour traiter la
polyarthrite rhumatoïde. Il est en général associé au METHOTREXATE (sauf cas
particulier).
L’HUMIRAâ doit être prescrit initialement
par un rhumatologue hospitalier sur une ordonnance particulière dite ordonnance
de médicament d’exception qui doit être renouvelée par un rhumatologue
hospitalier tous les 6 mois, mais entre temps, le renouvellement peut être fait
par votre rhumatologue libéral habituel.
L’HUMIRAâ est un traitement bien toléré
mais certains effets indésirables peuvent survenir en cours de traitement. Les
injections doivent être faites par voie sous cutanée par une infirmière, un
membre de l’entourage du patient ou le patient lui-même après une phase
d’apprentissage. On conseille de faire ces injections dans la paroi abdominale
et le dessus des cuisses en alternant les zones. En cas de réaction locale
après la piqûre (douleur, rougeur, ecchymose) prévoir des applications locales
de glace ou éventuellement d’une crème à base de cortisone. Ces réactions
locales ne sont pas exceptionnelles mais elles sont sans aucune gravité et
n’entraînent jamais l’arrêt du traitement.
Concernant les autres
complications pouvant être induites par l’HUMIRAâ, il s’agit le plus fréquemment de
complications infectieuses de la sphère rhinopharyngée ou pulmonaire (sinusite,
bronchite). Si cela survenait, il est conseillé d’interrompre les injections
pendant la durée de l’infection et de consulter votre médecin qui vous
prescrira, si nécessaire, des antibiotiques. Le traitement pourra être repris
une semaine après guérison de l’infection. Cependant toute infection survenant
sous HUMIRAâ peut devenir sérieuse. Il faut
donc être très vigilant. De rares cas de tuberculose ont été décrits. Au
moindre doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste ou votre
rhumatologue. En cas d’infection sévère, l’HUMIRAâ doit être définitivement arrêté.
En cas de chirurgie orthopédique
ou de soins dentaires, l’HUMIRAâ doit être interrompu 60 jours avant le geste
thérapeutique et repris après cicatrisation.
Pour les vaccinations, aucun
vaccin vivant atténué ne doit être administré à des patients traités par HUMIRAâ. Il s’agit notamment du vaccin
contre la fièvre jaune et du BCG.
Même si les études précliniques
n’ont pas mis en évidence de malformation fœtale, le traitement est
contre-indiqué chez la femme enceinte. En cas de désir de grossesse, il faut
arrêter l’HUMIRAâ au
moins deux mois avant la conception.
Il n’a pas été noté d’interaction
avec les autres médicaments utilisés dans la polyarthrite en particulier, les
anti-inflammatoires ou la cortisone. L’association avec le KINERET est
déconseillée. Un suivi clinique est nécessaire auprès de votre rhumatologue
tous les 3 mois pendant les trois premiers mois, puis tous les trois mois et
auprès de votre médecin généraliste tous les mois. Il est également conseillé
de faire une analyse de sang tous les 3 mois pour réaliser une numération
formule sanguine, une vitesse de sédimentation globulaire et un dosage de