
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Questions-réponses
Question 1
Madame S. : Je suis atteinte d’une PR traitée par Methotrexate depuis 2 ans. J’ai 30 ans et je souhaite une grossesse. Que dois-je faire ?
Réponse : Il faut arrêter le Methotrexate 3 mois au moins avant la date prévue de la grossesse. A ce moment là, il n’y a plus de Methotrexate résiduel et il n’y a pas de risque particulier. Il faut également savoir quels médicaments vous prenez en plus du Methotrexate. S’il y a un anti-inflammatoire non stéroïdien (par exemple, Voltarène®, Profenid®,…), il vaut mieux l’interrompre et pendant la grossesse, s’il y avait une poussée douloureuse, il vaudrait mieux prendre de faibles doses de cortisones et vous pouvez aussi prendre du Paracétamol si nécessaire mais il faut éviter les médicaments composés (par exemple, ceux qui associent la Codéine et du Paracétamol).
Question 10
Est-ce que la polyarthrite peut être
contagieuse et véhiculée par voie sanguine ?
Réponse : La polyarthrite
rhumatoïde n'est pas contagieuse et ne peut pas être transmise par voie
sanguine.
Question 11
Je me suis fait vacciner contre la grippe.
Deux jours plus tard, je me suis réveillée avec "les petits doigts à
ressorts". Depuis, je souffre de douleurs aux deux mains, quelques
rhumatismes sur les petits doigts ainsi qu'une forte chaleur à
l'intérieur des mains (avec rougeurs) dès que je porte, soulève...et une
impression de gonflement au niveau des index. Les médecins que j'ai
consulté ne comprennent pas, on m'a parlé d'infiltrations si cela
devenait trop douloureux. Pourriez-vous m'informer davantage sur la
marche à suivre ?
Réponse : Vous avez probablement
une simple réaction à la vaccination anti-grippale. C'est rare, mais
sans gravité et cela passe tout seul. Cependant, une vaccination est une
stimulation immunitaire, il peut s'agir du début d'un éventuel
rhumatisme inflammatoire. Il ne faut rien faire et attendre un mois. Si
cela continue, il faut revoir un rhumatologue et faire des explorations
plus poussées.
Question 12
J'ai 37 ans. Je suis traitée par du NOVATREX
2,5 depuis un an et demi et j'ai une nouvelle poussée. J'ai des douleurs
aux genoux. Ma rhumatologue a doublé les doses : 6 cp/semaine. Si dans
trois mois, les douleurs persistent elle envisage de passer aux anti-TNF.
Cela m'effraie un petit peu, car elle m'a informé qu'il y a une baisse
de l'immunité. Attention aux bobos. J'ai peur que ce soit contraignant.
Est-ce efficace ? Quel traitement me conseillez-vous ? Est-ce que
l'érosion qui est apparue sur mes index va disparaître ? Est-ce
génétique ? Est-ce que mes enfants peuvent déclarer cette maladie en
sachant que mes tests sont positifs ?
Réponse :
Réponse :
Le
rémicade facilite les infections comme tous les anti-TNF. Cependant
c'est un produit très efficace mais il doit être utilisé avec une
prudence et un suivi très sévères en cas de diabète sucré. D'après ce
que vous indiquez votre mère n'a pas un diabète très grave, fort
heureusement. Concernant le vaccin contre la grippe il n'y a aucun
problème car ce n'est pas un vaccin vivant. Seuls les vaccins
vivants(BCG, Fièvre jaune) sont contre indiqués chez un patient traité
par une biothérapie (anti-TNF ou autre). Il est possible que votre mère
ait une réaction post vaccinale ce qui est banal et guérit seul en un ou
deux jours.
Il existe d'autres biothérapies à coté des anti-TNF comme
par exemple le mabthera qui est un anticorps anti-lymphocytes B. Ce
produit s'emploie en cas d'échec des anti-TNF. Ceci est à voir avec
votre rhumatologue.
Réponse : Les douleurs de vos pieds à type de brulures sont certainement dues à une neuropathie liée à l'ARAVA. C'est une sorte de névrite (inflammation des nerfs) qui n'est pas exceptionnelle sous ARAVA et qui touche surtout les extrémités. Il faut ,après accord de votre rhumatologue, arrêter l'ARAVA ; les troubles vont s'atténuer peu à peu mais cela va demander du temps. Il faudra remplacer l'ARAVA par un autre traitement de fond. Il n'y a pas de traitement spécifique de cette névrite qui finit par disparaître en quelques mois.
Réponse : Il n'y a aucune indication scientifique permettant de penser que le methotrexate qui est un anti-folique entraine un vieillissement prématuré de la peau. D'ailleurs ceci n'est pas observé chez des patients traités depuis des années.
________________________________________________________________________________________________
Question 17Réponse : L'enbrel a une durée de vie courte : sa demi-vie est de l'ordre de 115 heures. En principe au bout de 15 jours il ne reste plus d'Enbrel dans l'organisme. C'est ce délai de 15 jours d'arrêt que l'on recommande pour ce produit lorsque, par exemple, un patient doit subir une intervention chirurgicale. Ce délai est plus long lorsqu'il s'agit d'un anticorps monoclonal comme le Remicade ou l'Humira (60 jours). Cependant dans le cas de votre épouse se pose le problème d'une vaccination anti-tuberculeuse, probablement par le BCG, qui correspond à un vaccin vivant. Ce type de vaccin est contre-indiqué lorsqu'on utilise une biothérapie. Si votre épouse reçoit ce vaccin elle devra arrêter l'Enbrel car ce dernier risquerait d'entrainer des complications infectieuses de la vaccination par ce vaccin vivant. Il faut donc savoir si cette vaccination anti-tuberculeuse est vraiment indispensable dans son activité professionnelle ou non. Il doit être possible de faire un certificat médical de contre-indication d'une vaccination par vaccin vivant même atténué étant donné qu'elle reçoit une biothérapie par Enbrel. Ceci est à voir avec le rhumatologue qui la suit.
________________________________________________________________________________________________
Question 18Réponse : La grossesse est à éviter sous Enbrel bien que ce produit n'entraine pas de malformations foetales (c'est une contre-indication classique aux anti-TNF). Si en plus , comme cela est souvent le cas, la patiente reçoit du Methotrexate, la grossesse doit impérativement être évitée car le Methotrexate est fortement tératogène
En cas de désir de grossesse il faut arrêter le Methotrexate et attendre 3 mois avant d'envisager une éventuelle grossesse. On conseille la même chose pour l'Enbrel même si des grossesses normales ont été rapportées chez des femmes qui recevaient de l'Enbrel seul.
______________________________________________________________________________________________
Question 19Réponse : Il est difficile de répondre à votre question. On sait que les anti-TNF peuvent agir sur le cerveau car il y a des récepteurs pour le TNF dans certaines zones du cerveau ; ces produits peuvent induire une légère euphorie mais on n'a pas décrit d'effet psycho-stimulant indiscutable. Le Methotrexate n'a pas d'effet connu sur le sommeil ou sa régulation. On ignore actuellement si l'association d'un anti-TNF et d'un médicament contre la narcolepsie peut avoir un effet synergique mais ce n'est pas exclu. En l'absence d'études contrôlées dans la narcolepsie avec ces médicaments il est impossible de conclure. Cependant la constatation que vous faites est intéressante. Vous devriez en parler au médecin qui vous suit pour votre narcolepsie pour savoir s'il a connaissance d'autres cas semblables. Si oui merci de nous le faire savoir.
_____________________________________________________________________________________________
Question 20J'ai 64 ans et j'ai une PR depuis bientôt deux ans. Traitée par Plaquenil et AINS. Depuis environ 6mois, j'ai installé des douleurs et tuméfaction à la cheville droite, allant jusqu'à rendre la marche très difficile. Fin juillet dernier, j'ai eu une infiltration, qui s'est avérée inefficace. La crise douloureuse persistant, et mon rhumatologue injoignable, mon médecin traitant m'a prescrit un traitement par Solupred à fortes doses(60mg) pour descendre progressivement à 5mg/j. Dès les premiers jours, le soulagement est apparu, et aujourd'hui, j'ai retrouvé une autonomie, oubliée depuis longtemps. Je dois revoir mon rhumatologue prochainement et je ne sais pas quelle sera sa réaction; au demeurant, je suis prête à changer de praticien si sa réaction est négative. Ce n'est pas lui qui m'a tirée d'affaire après tout....Voici ma question: Puis-je poursuivre cette corticothérapie au long cours? J'avoue que la disparition de toutes ces douleurs et inflammations est une véritable résurrection, et je me vois mal me passer de cette molécule.
Réponse : Il vaut mieux éviter la cortisone au long cours si c'est possible et surtout les grosse doses. En pratique il faut savoir ce qui se passe dans votre cheville ou votre arrière pied : il faut donc revoir votre rhumatologue qui jugera si une radiographie est nécessaire. Il peut y avoir une atteinte du cartilage de la cheville nécessitant un traitement particulier. Par ailleurs l'atteinte que vous signalez peut signifier que votre traitement de fond est insuffisant pour éviter une poussée et qu'il faut peut-être le modifier.
____________________________________________________________________________________________
Question 21On vient de détecter il y a quelque mois, que je suis atteins de spondylarthrite avec HLA B27 Positive. Malgrés des essais d'anti inflammatoires pour les douleurs (douleurs très fortes aux talons, aux fesses et au genoux) Celebrex et Nabucox, les douleurs persistent. Mon rhumatologue envisage un traitement par biothérapie anti TNF. Pourriez-vous me dire en quoi consiste cette thérapie et les effets positifs ou indésirables que celle-ci peut engendrer. Merci d'avance pour votre réponse. Je suis un homme de 32 ans.
Réponse : Les anti-TNF peuvent être employés dans certaines formes sévères de spondylarthrites qui ne répondent pas aux traitements habituels. Ces produits sont généralement très efficaces. Il y a 2 types de produits : d'une part des anticorps monoclonaux comme le Remicade (perfusion intra-veineuse à faire en milieu hospitalier ou en clinique) et l'Humira (injection sous -cutanée), d'autre part des récepteurs solubles du TNF comme l'Enbrel qui s'emploie en injection sous -cutanée. Ces produits comportent des contre-indications que votre rhumatologue connait, notamment les infections sévères. En effet ces produits augmentent le risque d'infection. Avant de prescrire un de ces produits votre rhumatologue vous fera un bilan adapté et vous informera sur les effets indésirables possibles. Vous pouvez trouver sur le site du réseau (www.polyarhtritelr.org) au paragraphe traitement de la polyarthrite rhumatoïde des fiches synthétiques sur les médicaments indiqués plus haut ,sur leurs effets indésirables et sur leur mode de surveillance.
____________________________________________________________________________________________
Question 22Mon mari est traité sous Enbrel depuis environ 2 ans pour cause de SPA. eut-on envisager une grossesse sans risque sans arrêt de traitement ?
Réponse : L'etanercept, commercialisé sous le nom d'enbrel, n'est pas tératogène (n'induit pas de malformation foetale) chez l'animal. Dans l'espèce humaine les grossesses survenues chez des femmes traitées par enbrel ont eu une évolution normale. A notre connaissance il n'y a pas de travail scientifique publié sur l'effet de l'enbrel sur la spermatogénèse chez l'homme. Il n'a pas été rapporté à ce jour d'anomalie d'évolution d'une grossesse chez une femme dont le partenaire était traité par enbrel. Le laboratoire Wyeth et le centre de référence sur les agents tératogènes nous indiquent qu'il n'ya pas de donnée publiée concernant des grossesses conçues par des hommes traités par enbrel mais aucun élément inquiétant n'a été signalé a ce jour. L'etanercept (enbrel) n'est pas mutagène dans les tests précliniques. Un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant n'est donc pas attendu.
______________________________________________________________________________________________
Question 23
Nous sommes les parents d'une petite fille de 4 ans qui a eu une
polyarthrite déclenchée brutalement et l'obligeant à être hospitalisé en
urgence, sur indications, nous lui administrons de l'advil et nous
pouvons maintenant dire alors qu'elle ne marchait même plus que
son arthrite a duré 15 jours.
Est ce alors possible que la cause soit tout autre malgré l'absence de
résultats sanguins pouvant établir la présence d'un virus, ou d'une
infection. En effet s'agissant de polyarthrite rhumathoïde ou même d'avj
la durée est beaucoup plus longue non?
Il
y a chez l'enfant des arthrites d'origine virale qui peuvent
correspondre à ce que vous décrivez et qui sont sans lendemain. Les
sérologies virales sont parfois retardées par rapport aux troubles
cliniques et elles ne permettent pas la recherche de tous les virus qui
peuvent entrainer des ennuis articulaires transitoires.
Ces polyarthrites virales sont sans gravité et n'entrainent pas de
lésions articulaires. Une polyarthrite rhumatoïde ne dure pas aussi peu.
Cependant il faut rester vigilant et si votre fille avait dans l'avenir de nouveaux ennuis articulaires il faudrait consulter votre pédiatre et votre rhumatologue rapidement : il existe dans certains hôpitaux des consultations spécialisées de rhumatologie pédiatrique qui associent un pédiatre et un rhumatologue.
______________________________________________________________________________________________
Question 24
Je
vous remercie de bien vouloir me renseigner sur cette maladie.
Existe-t-il plusieurs formes de polyarthrite ? Comment sait-on que l'on
souffre de cette maladie ? mon mari est traité au moyen d'un
anti-inflammatoire "le cycladol". Cela ne le dispense pas de crises
sérieuses au point de ne pas pouvoir marcher, son genou gauche le fait
terriblement souffrir notamment lorsqu'il le plie et a peur de sa
paralyser. Son âge 73 ans son médecin n'a jamais demandé qu'une radio ou
autre soit effectuée. Existe-t-il des médicaments ayant la possibilité
de ralentir
l'évolution ? Une cure thermale -si cela existe pour cette maladie-
peut-elle apporter un soulagement ?
Merci pour toutes les précisions que vous pourrez nous apporter.
La première chose à faire est un diagnostic précis : au cours de la polyarthrite rhumatoïde il ya une atteinte de plusieurs articulations. Il y a des signes cliniques, biologiques et parfois radiologiques qui permettent le diagnostic. Le traitement que prend votre mari est un anti-inflammatoire ce qui est très insuffisant s'il a une polyarthrite rhumatoïde mais qui peut le soulager s'il s'agit d'une arthrose.
Au cours de la Polyarthrite rhumatoïde on donne des traitements particuliers dits traitements de fond qui peuvent arrêter la maladie.
En pratique nous lui conseillons de consulter un rhumatologue qui fera un diagnostic précis et mettra en route le traitement adapté.
______________________________________________________________________________________________
Question 25Ma mère souffre de douleur et d’inflammation au niveau des doigts, des mains et des genoux, depuis trois mois. Le médecin a diagnostiqué une PR et prescrit une corticoïde thérapie, le problème est que ma mère est allergique a toute forme de médicament, même de simples fortifiants, le médecin allergologue à confirmé son allergie. Que dois je faire et à qui dois je m’adresser ?
Il
serait certainement très utile que votre mère aille consulter un
rhumatologue qui, s'il confirme le diagnostic, lui proposera des
traitements adaptés compte tenu de son terrain allergique.
La cortisone n'entraine pas d'allergie ; cependant c'est un traitement
anti-inflammatoire puissant mais qui ne suffit pas pour traiter une
polyarthrite rhumatoïde : il faut aussi un traitement de fond capable
d'arrêter la maladie.
______________________________________________________________________________________________
Question 26
Bonjour, je suis atteinte de polyarthrite depuis 3 ans j’étais sous methotrexate, je l’ai arrêté depuis le mois de Septembre et je suis tombée enceinte le 20 Octobre environ, j ai voulu mettre fin a ma grossesse mais mon gynécologue à contacter le laboratoire qui fabrique le methotrexate il nous a dis que je pouvais le garder mais qu’il fallait suivre ma grossesse de près. Jusqu’ici tout va bien, mais je suis sous cortisol depuis 3 semaines à cause de mes crises ; avez-vous déjà eu un cas comme moi ? Quelles peuvent être les risques pour mon enfant ? Par contre pouvez-vous me conseiller un hôpital qui puisse me prendre en charge. Avez-vous déjà entendu parler d’un cas comme moi ? Serait-il possible d’avoir les coordonnées un d’un rhumatologue ou un gynécologue qui puisse répondre à toute mes questions car je stresse un peu de d’avancer dans une zone d’ombre. Le fœtus à trois mois il parait qu’il y n’y a pas de problème pour l’instant mais peut-il en avoir après, un urgentiste m’a dit que le methotrexate peut provoquer des fausses couches mais pas de malformation pour la malformation je suis au même taux que les femmes normales.
Apparemment votre grossesse a commencé environ
deux mois après l'arrêt du methotrexate. C'est un peu juste par rapport
aux recommandations qui suggèrent d'attendre trois mois après avoir
arrêté le methotrexate avant d'envisager une grossesse.
Cependant il n'y a pas d'accumulation prolongée du produit dans
l'organisme. Il faut, évidemment, surveiller très étroitement le
déroulement de votre grossesse comme on vous l'a conseillé.
Le problème aurait été très différent si votre grossesse était survenue
alors que vous receviez du methotrexate. Dans ce cas on vous aurais
conseillé d'envisager une interruption de grossesse à cause du risque de
malformation fœtale.
Le methotrexate peut effectivement provoquer des fausses couches au tout début d'une grossesse. Ce produit peut provoquer des malformations fœtales s'il est administré dans les premiers mois de la grossesse. Dans votre cas, s'il y a un mois entre l'arrêt du methotrexate et le début de la grossesse le risque n'est pas majeur car il n'y a pas d'accumulation du produit, mais on ne peut pas dire qu'il soit nul. Vous devez donc être prise en charge pour un suivi très attentif de cette grossesse. Le mieux est d'aller consulter un service de rhumatologie et un service de gynécologie -obstétrique du CHU le plus proche de votre domicile. Votre rhumatologue pourra certainement vous conseiller.
_____________________________________________________________________________________________
Question 27
___________________________________________________________________________________________
Question 28
Bonjour, âgée de 49 ans, j'ai depuis décembre 2006 des problèmes aux mains qui ont nécessités une opération d'une tendinite De Quervain sur une main et d'une ténosynovite sur l'autre. la première opération s'est déroulée correctement la 2ème m'a laissé des adhérences qui me réduisent la motricité de cette main. Jusqu'à décembre 2008, j'ai vécu avec des douleurs plus ou moins importantes. A noël dernier, un syndrome grippal m'a généré des douleurs aux pieds, m'empêchant de me chausser autrement qu'avec des baskets avec prise de 2 pointures supérieures, des douleurs au niveau des cervicales et des épaules. Bref, je ne peux pas marcher longtemps sans avoir vraiment mal aux pieds, les douleurs cervicales sont constantes, les mains sont moins mobiles mais surtout j'ai une fatigue constante me déprimant car je ne suis jamais en forme (je me lève je suis fatiguée, je me couche je suis fatiguée). Mes facteurs rhumatoïdes sont positifs depuis le début de cette année. Je n'arrive pas à concilier 8 heures de travail + ma vie extra professionnelle. Je bouge mais j'ai mal. J'ai consulté le corps médical hospitalier qui m'a décelé une PR "bénigne" sans altération osseuse (comment doivent être les malades encore plus atteints !!). On m'a prescrit de l'ARAVA 20 mg 1 cp/jour. Quand je regarde les contre indications ou les effets secondaires, cela m'affole. Je n'ai pas encore commencé mon traitement, j'aimerais connaître l'opinion des personnes soignées ainsi. Le rapport Traitement/effets toxiques est-il en faveur du malade ? Une PR même sans atteinte osseuse, peut-elle évoluer ? Je vais voir mon médecin traitant en début de semaine pour en parler et il faut également que je consulte un rhumatologue sur Montpellier en libéral qui pourra me suivre, j'aimerais vos précieux conseils, je suis perdue.
Une polyarthrite rhumatoïde ne comporte pas de lésions du cartilage ou
de l'os tout à fait au début. Ces lésions peuvent apparaitre après
quelques mois d'évolution (on parle alors de PR érosive) ou ne pas
apparaitre (PR bénigne). Cependant ces lésions peuvent apparaitre de
façon retardée. C'est pour cette raison que dans tous les cas il faut
faire un diagnostic précoce et mettre en route un traitement de fond
efficace le plus rapidement possible : cela permet d'arrêter l'évolution
de la maladie et d'empêcher les lésions cartilagineuses ou osseuses
d'apparaitre.Le choix du traitement de fond dépend de la sévérité des
troubles. C'est le rhumatologue qui propose le traitement qui lui
parait le mieux convenir à la situation clinique. Le traitement "pilote"
de la PR est le Methotrexate ; on peut aussi proposer l'Arava. En cas
d'échec ou d'intolérance, si la situation clinique le justifie, on peut
proposer une biothérapie anti-TNF ou autre pour arrêter l'évolution.
Tous ces traitements de fond peuvent avoir des effets indésirables ;
c'est le rôle du rhumatologue de vous en parler. Ils sont mentionnés
dans la brochure réglementaire qui peut effrayer certains malades. Ces
effets indésirables ne sont pas fréquents. Ces traitements sont
généralement très efficaces et avec une bonne information et un suivi
régulier de la part de votre rhumatologue et de votre médecin
généraliste l'évolution devrait être favorable.
Nous vous conseillons vivement de commencer sans tarder un traitement de
fond. Il est dangereux de ne pas traiter une PR.Par ailleurs nous vous
suggérons d'aller consulter le site du réseau :
www.polyarthritelr.org ou
vous trouverez des informations sur la PR et sur les divers traitements
de fond avec des fiches de suivi et de tolérance des traitements de fond
que vous pouvez télécharger.
________________________________________________________________________________________________
Question 29
Bonjour, atteinte de
polyarthrite rhumatoïde depuis 10 ans, je suis sous Enbrel depuis deux
ans. Depuis deux mois je n’ai plus de salive et plus de larmes, ma vue a
baissé et je suis obligée de boire en permanence, sans aucun effet.
Existe-t-il un médicament pour favoriser la salive ? On doit me poser
des bouchons aux yeux, est-ce le meilleur moyen ? Merci pour vos
réponses.
Les
troubles que vous décrivez correspondent à un syndrome sec ou syndrome
de Gougerot-Sjögren qui est souvent associé à la PR. Il y a divers
traitements possibles mais il faudrait savoir si vos glandes salivaires
sont le siège d'une inflammation ou non : cela nécessite une biopsie des
glandes salivaires : c'est un prélèvement simple qui se fait en général
sur la lèvre inférieure sous anesthésie locale.
En effet s'il y a une inflammation on peut envisager de vous traiter
quelque temps avec des corticoïdes ce qui donne souvent de bon résultats
: ceci est à voir avec votre rhumatologue. Il existe par ailleurs toute
une série de "petits moyens" médicamenteux plus ou moins efficaces selon
les patients comme le salagen ou la pilocarpine. La aussi votre
rhumatologue vous conseillera. Les chewing-gum sans sucre sont aussi
utiles pour stimuler la sécrétion de la salive. Concernant les bouchons
dont vous parlez c'est un traitement utile : il s'agit d'obstruer les
canaux lacrymaux par des "bouchons" qui empêchent l'élimination des
larmes que vous fabriquez de manière insuffisante. Ainsi l'oeil est
mieux irrigué. Si les troubles sont très importants et l'inflammation des
glandes salivaires très marquée il faudrait discuter l'indication de
certaines biothérapies.
Merci pour votre réponse très précieuse, j’ai eu le prélèvement des glandes salivaires, je dois voir le docteur cet après-midi pour un traitement éventuel, je pourrai donc parler plus facilement avec lui de la pilocarpine et du salagen.
______________________________________________________________________________________________
Question 30
Bonjour,
ma mère commence un traitement avec enbrel ; peut-elle se faire une injection dans les cuisses sachant qu'elle a des prothèses aux deux hanches
Il faut éviter de faire des injections dans les cuisses quand on est porteur d'une prothèse de hanche. En effet, si une infection survient localement à la suite de l'injection elle pourrait diffuser jusqu'à la prothèse et créer de graves complications, Il faut donc faire les injections ailleurs : membres supérieurs, paroi abdominale, en faisant varier les zones.
_____________________________________________________________________________________________
Question 31
u N'hésitez pas à nous poser des questions sur l'adresse
contact@polyarthritelr.org